Déchets électroniques : transformer un défi croissant en ressources pour le Togo
Téléphones, ordinateurs, climatiseurs, imprimantes et autres équipements électriques deviennent des D3E lorsqu’ils arrivent en fin de vie. À l’échelle mondiale, le défi progresse rapidement : le Global E-waste Monitor 2024 estime que 62 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générées en 2022, dont seulement 22,3 % ont été documentés comme formellement collectés et recyclés.
Pour le Togo, le même rapport estime le gisement 2022 à environ 8 000 tonnes, soit environ 0,9 kg par habitant. Derrière ces déchets se trouvent à la fois des risques — substances dangereuses, mauvaises pratiques de stockage ou de brûlage — et des ressources récupérables : métaux, plastiques, cartes électroniques et composants pouvant rejoindre des filières adaptées.
Depuis les premières collectes lancées en 2012, ASDI a développé une expérience de terrain dans la collecte, le tri, la sensibilisation et la collaboration avec les réparateurs, entreprises et institutions. AGRH veut capitaliser cette expérience pour renforcer la traçabilité, améliorer les conditions de traitement et développer progressivement davantage de valorisation locale.
Pour les entreprises, une bonne gestion commence avant même la collecte : identifier les déchets, limiter leur production, les stocker de manière sûre, protéger les données numériques et organiser leur remise à un opérateur responsable. C’est dans cette logique qu’AGRH associe collecte, destruction sécurisée de données, démantèlement, tri, formation et orientation vers des filières de valorisation.
Source statistique : Global E-waste Monitor 2024 — ITU/UNITAR.



